Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseiller Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations patriotiques,
Mesdames et Messieurs les Officiers et Sous-Officiers,
Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
Aujourd’hui, 14 juillet 2009, nous sommes rassemblés devant ce monument pour célébrer notre Fête Nationale.
Une Fête Nationale qui puise ses racines aux premières heures de ce qui deviendra la Révolution Française dont le 14 juillet demeure à jamais attaché à la prise de la Bastille par le peuple de Paris en 1789. Une Bastille prison d’Etat et dépôt de munitions qui ne renferme que 7 malheureux prisonniers, qui se défend à peine, mais qui rapidement prise s’impose pour tous comme un symbole. Un premier symbole pour un peuple oppressé en marche vers sa libération et avant bien d’autres comme l’abolition des privilèges puis la déclaration universelle des droits de l’homme.
Si la prise de la Bastille ne constitue alors qu’un simple fait divers au cœur d’un Paris troublé par les rumeurs, la date du 14 juillet prendra toute sa dimension un an plus tard, en 1790, avec l’organisation de la première Fête de la Fédération célébrée dans tout le pays et en particulier sur les bords du Loup, comme en témoignent nos registres des délibérations de l’époque. Ce 14 juillet 1790, c’est toute la Nation et le Peuple de France qui sont en fête !
En ce 14 juillet 2009, c’est cet esprit de 1790 qu’il nous appartient de faire vivre. Mais c’est aussi pour nous l’occasion de jeter, plus de deux siècles plus tard, un regard rétrospectif sur cette période révolutionnaire qui malgré ses victoires, ses faiblesses, ses doutes et ses drames aura donné à notre pays son socle patriotique : un drapeau où le bleu et le rouge de la ville de Paris se mêlent au blanc d’une royauté pas encore honnie, un hymne, la Marseillaise, à l’origine intitulé Chant de guerre pour l’armée du Rhin, composé par Claude-Joseph Rouget de Lisle et popularisé par les combattants volontaires marseillais. Une monnaie, le Franc, qui n’a baissé pavillon qu’au début du XXIème siècle, sacrifiée sur l’autel de la construction européenne. Et, une devise qui sans contexte est le symbole le plus fort des valeurs qui dictèrent les premiers pas des hommes de la Révolution : Liberté, Egalité, Fraternité. La Liberté pour chacun d’agir selon sa volonté dans le respect des autres, l’Egalité pour tous face à l’Etat et la Nation et la Fraternité entre chacun des citoyens.
C’est enfin dans la défense de la patrie en danger, face aux forces contre-révolutionnaires que s’est affirmée notre identité nationale. En ce jour de fête, nous avons une pensée pour celles et ceux qui se sont battus, il y a certes bien longtemps, à la fin du XVIIIème siècle pour imposer les fondements démocratiques de cette France où nous avons la chance et le bonheur de vivre.
Gloire à eux !
Vive la République !
Vive la France !
Richard Camou
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseiller Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Madame la Présidente de l’Amicale des Français Libres,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations de résistants, d’anciens combattants et victimes de guerre,
Mesdames et Messieurs les Officiers et Sous-Officiers,
Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
Juin 1940, 1ère quinzaine du mois, la poche de Dunkerque vient de céder sous la pression mécanique allemande. La France est à genoux. Le 10, le président du conseil Paul Reynaud et les membres du gouvernement quittent Paris. Le 13, la crise politique est ouverte entre partisans et adversaires de l’armistice. Au cœur du débat deux hommes dont les destins s’étaient déjà croisés sur le champ de bataille de la Grande Guerre : Le Maréchal Philippe Pétain, vice-président du conseil en poste depuis le 18 mai, le Capitaine Charles de Gaulle, sous-secrétaire d’Etat à la Défense Nationale et à la Guerre entré dans le gouvernement lors du remaniement du 5 juin.
Juin 1940, 2ème quinzaine du mois, les troupes nazies investissent Paris et jettent sur les chemins de l’exode plus de 5 millions de Français. La France est à terre. Le 16, le projet d’union franco-britannique est repoussé en conseil des ministres et Paul Reynaud cède sa place à Philippe Pétain. Le 17, le Maréchal s’engage résolument sur la voie de l’armistice avec l’occupant. Mais, là où certains s’apprêtent à mettre un point final au conflit en bradant l’intégrité territoriale et l’indépendance nationale de la France, un homme, seul, décide que l’heure est venue d’écrire une autre histoire.
Ainsi, face à cette France de l’abandon, cette France de la résignation, cette France sombrant dans la collaboration, une voix se lève et retentit le 18 juin 1940 à 18h sur les ondes de la BBC pour appeler à la Résistance. A l’heure de la défaite annoncée et acceptée, cette voix invite les Françaises et les Français à relever la tête et à espérer en l’avenir. Cette voix passionnée qui retentit dans la nuit, c’est celle de Charles de Gaulle !
Son appel à la Résistance qui sera bientôt placardé clandestinement sur les places des villes et des villages ouvre une brèche. Il trace un chemin pour une France volontaire et déterminée qui ne pourra qu’être victorieuse. Cet appel à la Résistance du 18 juin 1940 lancé par Charles de Gaulle, cet engagement absolu, cette détermination sans faille, cette force visionnaire, porte en germe ce que la France a de meilleur.
Mais, au-delà du fait que cet appel s’inscrive dans le contexte particulier de la débâcle de 1940, au-delà de la réponse qu’il constitue à la capitulation annoncée par le Maréchal Pétain le 17 juin, au-delà de son rôle bien sûr déterminant et capital dans la présence de la France à la table des vainqueurs en 1945, cet appel du 18 juin 40 constitue incontestablement un message universel qui traverse les époques et transcende les nations : il nous montre avec force que la volonté d’un seul peut inverser les choses et que l’engagement de chacun peut modifier le cour de l’histoire. Il nous montre qu’au plus fort de toute crise doit subsister l’espoir d’un avenir meilleur.
Les hommes et les femmes de la Résistance dont je tiens tout particulièrement à saluer la mémoire aujourd’hui, ces hommes et ces femmes qui marchèrent dans les pas de Charles de Gaulle payant souvent le prix du sacrifice suprême, ces hommes et ces femmes nous ont montré le chemin.
Et comme le disait Winston Churchill, l’homme sans lequel il n’y aurait pas eu d’appel sur les ondes de la BBC le 18 juin 1940 : "Là où il y a une volonté, il y a un chemin".
Richard Camou
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Messieurs les Présidents des associations d’anciens combattants et victimes de guerre,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
L’Histoire retient le 23 novembre 1946 comme date du déclenchement du conflit qui deviendra peu à peu la Guerre d’Indochine. Alors que la France sort à peine du traumatisme de la Seconde Guerre Mondiale, plusieurs français sont assassinés dans le port d’Haiphong. Les jours suivants, les troupes françaises présentes sur place tentent de reprendre la situation en main en bombardant certains quartiers contrôlés par les Vietminh. Un mois plus tard, le 20 décembre, les garnisons françaises de Hanoi, Saigon, Hûe et Lang-Son sont attaquées.
La guerre est inéluctable, une guerre meurtrière pour la France avec pour la seule année 1946 quelques 3.500 victimes civils et militaires. Une guerre amère pour des militaires en proie rapidement à des revers cinglants comme l’évacuation de Cao Bang en octobre 1950 qui conduit au désastre de la Route Coloniale n°4 et à l’abandon de la position de Langson. Galvanisés par leurs succès, portés par l’espoir d’une victoire rapide, les troupes Vietminh se lancent dans la conquête d’Hanoi au début de l’année 1951. Les troupes françaises résistent à la pression. Le glorieux général De Lattre de Tassigny parvient à conserver la maîtrise du champ de bataille. Mais, de nouvelles offensives ennemies en pays Thaï entraînent de nouvelles pertes humaines considérables. La fin de la guerre de Corée en juillet 1953 permet à la Chine d’apporter désormais tout son soutien aux forces Vietminh.
Dans ce contexte, les forces placées sous les ordres du général Navarre se positionnent, en vue de défendre le Laos, dans le secteur de Dien Bien Phu. Alors que s’ouvre à Genève le 18 février 1954, la conférence internationale consacrée à la paix en Indochine, 50.000 vietnamiens encerclent rapidement les 11.000 miliaires du général Navarre. Tout est désormais en place pour que Dien Bien Phu se transforme en désastre meurtrier. Les attaques sanglantes sont quotidiennes. Le harcèlement des hommes est permanent. Les pénuries sont plus nombreuses chaque jour. Les hommes de Dien Bien Phu, privés de sommeil, de munitions, de médicaments, de vivres résistent pourtant héroïquement, avec un courage exemplaire, avec l’énergie du désespoir, pour l’honneur des armes, pour l’honneur de la France, jusqu’à la fin : le 7 mai 1954.
La fin de Dien Bien Phu, c’est 3.000 morts, 4.400 blessés dont moins d’un millier pourront être évacués du théâtre des opérations par la Croix Rouge et des milliers de prisonniers qui connaîtront des conditions de captivité effroyable dans l’enfer des camps.
Le désastre de Dien Bien Phu devient le symbole d’une guerre désormais perdue. Une guerre cruelle et lointaine qui restera incomprise des Français. Cette guerre lointaine et cruelle d’Indochine entraîna la mort au combat de 76.000 hommes des forces de l’union française auxquels s’ajoutent les 37.000 prisonniers morts en captivité et plus de 85.000 blessés marqués à vie dans leur chair comme dans leur âmes par la violence des combats.
Un terrible bilan et tant de sacrifices qui doivent nous guider sur le chemin de l’hommage et de la reconnaissance nationale. Ici, sur cette place dédiée à la présence française outre-mer, nous honorons de notre reconnaissance éternelle ces hommes valeureux, dont la plupart avait participé à la Libération de la France.
Parmi eux, notre ami Lolo Fournier, actif artisan de la libération de notre village le 26 août 1944, acteur anonyme de la libération de la France dans les mois suivirent, héros survivant de l’enfer de Dien Bien Phu. Un homme de bien engagé avec la plus ferme des déterminations pour une certaine idée de la France qui depuis la Conférence de Bandung s’était engagée dans ces contrées lointaines pour éviter l’installation de mouvements totalitaires.
Nous savons ce qu’il advint après notre défaite et après celle des Etats-Unis. Nous savons ce que furent le sort des populations dans cette partie de l’Asie dans la seconde moitié du XXème siècle avec ses cortèges de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité. A l’heure du souvenir apaisé de cette période difficile de notre histoire, sachons tirer le bilan des ces huit années de conflit et de tant de sacrifices et honorons nos morts dans le respect des braves qui ont combattus.
Vive la République.
Vive la France.
Richard Camou
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations de déportés, d’internés, de résistants, d’anciens combattants et victimes de guerre,
Mesdames et Messieurs les Officiers, Sous-Officiers et Soldats,
Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Jeunes filles et Jeunes gens du Conseil Municipal des Jeunes,
Jeunes filles et Jeunes gens des écoles Villeneuvoises,
Mesdames et Messieurs leurs Parents et leurs Enseignants,
Mesdames et Messieurs,
Il y a quelques jours nous étions réunis en ce même lieu pour honorer la mémoire des millions d’européens juifs, tziganes, résistants, opposants politiques et autres minorités exterminés par les nazis durant la seconde guerre mondiale dans l’horreur des ghettos et des camps de la mort. Aujourd’hui, nous sommes à nouveau rassemblés devant ce monument aux morts pour exprimer notre reconnaissance éternelle aux millions de soldats et résistants français et alliés qui ont sacrifié leur vie pour libérer la France, l’Europe et le Monde du joug du IIIème Reich hitlérien.
En commémorant le 64ème anniversaire de la victoire, comment oublier le désastre des premières semaines d’affrontement : l’invasion de la Pologne, la marche inexorable des troupes nazies à travers la Hollande, la Belgique et le Luxembourg, à travers nos provinces de l’Est, jusqu’à l’impensable, l’entrée dans Paris le 14 juin 1940. Comment ne pas rendre hommage au peuple britannique qui, au prix de la terrible bataille aérienne d’Angleterre et les terribles bombardements de juin 1944, refusa de voir l’Europe sombrer sous la bannière du racisme et de la dictature. Comment ne pas évoquer la mémoire de cet homme hors du commun, Charles de Gaulle, qui ouvrit le 18 juin 1940 la voie de la Résistance française à l’ennemi et avec elle le chemin de l’Espérance en la victoire finale.
Si la libération de la France, cette victoire tant espérée, tant attendue, prit corps dans les semaines qui suivirent le débarquement de Normandie, puis celui de Provence, elle puise d’abord ses racines dans cinq longues années de combats aux quatre coins du monde. Il aura fallu tout l’esprit de sacrifice de nos forces de la Résistance à l’image de son chef Jean Moulin qui n’eut de cesse de s’investir dans l’ombre pour l’unification des mouvements disparates au sein du Conseil National de la Résistance jusqu’à son arrestation le 21 juin 1943 où il fut torturé et battu à mort.
Il aura fallu tout le courage de nos combattants des Forces Françaises Libres engagés à Koufra, en Abyssinie, à Bir-Hakeim, à El Alamein et en Tunisie. Eclatante Armée d’Afrique, composée de Français de métropole et d’Afrique du Nord, de chrétiens, de musulmans, de juifs, de compatriotes et d’étrangers qui ont défendu le même idéal, avec le même courage, le même sens du devoir, sous le même drapeau.
Honorons la mémoire de cette fantastique 2ème DB qui, débarquant en Normandie libère tour à tour Alençon, Paris, Baccarat, Chaumont, Saverne, Strasbourg et une partie de la Lorraine et de l’Alsace. Mais aussi, la 1ère Armée Française du général De Lattre de Tassigny, débarquée en Provence le 15 août 1944 et qui libéra Toulon, Marseille, Saint-Etienne, Lyon, Montpellier, Narbonne, Perpignan, Briançon, Besançon, Mulhouse et Colmar.
La victoire du 8 mai 1945 aura aussi nécessité l’engagement des troupes armées de l’URSS et toute la détermination de nos Alliés : la Grande-Bretagne de Churchill et les Etats-Unis de Roosevelt dont l’entrée en guerre sera déterminante pour l’issue finale. Courage, abnégation, esprit de sacrifice de ces millions d’européens, d’américains et de coloniaux pour faire capituler l’Allemagne nazie.
Jusqu’au dernier instant les combats furent meurtriers mais en mai 1945, la guerre en Europe est finie. Elle laisse une Europe meurtrie par 2.442 jours de conflit et un terrible bilan avec 35 millions de morts militaires et civils dont 350.000 militaires américains et canadiens. Elle laisse une Europe en grande partie détruite avec nombre de villes et d’infrastructures en ruines et des économies ravagées. Elle laisse une Europe marquée par l’ignominie du nazisme la déportation, le génocide du peuple juif.
En mai 1945, la guerre en Europe est finie mais la paix reste à conquérir. Aujourd’hui, après que le monde libre ait triomphé du Mur de Berlin et du modèle soviétique, la plupart des pays d’Europe ont rejoint l’Union européenne démontrant ainsi leur volonté de s’engager résolument dans la voie d’un avenir commun de Paix.
C’est le vœu que formulait le Général de Gaulle dans son discours prononcé à Lille le 29 juin 1947 : « J’entends une Europe formée d’hommes libres et d’Etats indépendants, organisée en un tout susceptible de contenir toute prétention à l’hégémonie et d’établir l’élément d’équilibre dont la paix ne se passera pas. »
Aujourd’hui, c’est cet héritage commun, fruit de tant de sacrifices, c’est cette Europe de la Paix qu’il nous appartient ensemble de défendre afin de léguer aux générations futures un avenir de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.
Vive la République.
Vive la France.
Richard Camou
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations de déportés, d’internés, de résistants, d’anciens combattants et victimes de guerre,
Monsieur le Président de la Communauté Israélite,
Mesdames et Messieurs les Officiers et Sous-Officiers,
Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
En 1945, dans l’euphorie de la victoire finale sur l’Allemagne nazie, les troupes Alliées découvraient l’horreur absolue en poussant les portes des camps de concentration de Buchenwald, Ravensbrück, Dachau, Auschwitz et tant d’autres. Les Alliées découvraient alors l’abomination de la Solution Finale du IIIème Reich. Un vaste plan d’élimination systématique d'hommes, de femmes et d’enfants victimes innocentes de la barbarie nazie. Un plan minutieux et réfléchi qui relègue l’Homme au rang d’un nuisible qu’il convient de détruire par tous les moyens.
En 1945, les Alliées font le douloureux constat, en sauvant les quelques survivants encore dans les camps, que le pire est advenu. Que c’est par millions que juifs, tziganes, mais aussi républicains espagnols, résistants français, opposants allemands ont succombé dans les chambres à gaz avant de disparaître à jamais dans l’enfer des fours crématoires.
Si aujourd’hui quelques uns en mal d’exposition médiatique continuent de vouloir minimiser, voire nier ce que les historiens ont prouvé à maintes reprises, ce que les témoins survivants de l’enfer n’ont eu de cesse de raconter, ce que la justice de Nurembert a pu établir, nous tous rassemblés ici devant notre monument aux morts comme dans quelques instants devant la stèle commémorative du cimetière des Fabrégouriers, pour rendre hommage à l’ensemble des victimes et héros de la déportation, nous savons quelle fut la barbarie de ces années de guerre. Nous savons la souffrance de ces victimes innocentes. Nous savons le traumatisme de ceux qui sont revenus de l’enfer. Nous savons qu’aucun mot ne peux décrire ce que fut pour ces millions d’hommes, de femmes et d’enfants la vie et la mort dans les camps de concentration nazie.
Si cette journée commémorative nous permet d’honorer la mémoire de tous ceux qui y ont perdu la vie, si elle contribue à perpétuer le souvenir de cette période effroyable que jamais notre continent ne devra oublier, c’est avant tout auprès de notre jeunesse qu’il convient désormais de porter le message pour qu’elle puisse savoir et ainsi le transmettre.
Dans cet esprit, je veux saluer l’initiative du Conseil général des Alpes-Maritimes qui depuis 2003 conduit les collégiens des Alpes-Maritimes pour un voyage de la mémoire à Auschwitz. Là se situe la clef du véritable devoir de mémoire.
Il y a quelques mois, des collégiens villeneuvois ont pu effectuer ce voyage en compagnie de notre collègue le général Yves Chaminadas et s’immerger quelques heures dans ce camp qui a englouti plus d’un million de victimes innocentes. Ces actions concrètes, année après année, sont déterminantes pour permettre aux jeunes générations de construire un avenir serein.
Il est en effet indispensable d’appréhender avec lucidité et courage les conditions dans lesquelles l’irréparable a été commis. Car « oublier le passé, c’est être condamné à le revivre ». Que chacun se souvienne donc ce que fut l’enfer du système concentrationnaire, que personne n’oublie l’effroyable crime nazi, mais que personne ne taise non plus de nos jours les crimes contre l’humanité qui jonchent déjà l’histoire naissante du XXIème siècle.
René Cassin, père niçois de la déclaration universelle des droits de l’Homme dont nous avons commémoré récemment le 60ème anniversaire déclarait à l’heure de recevoir son prix Nobel : « Je crois que l’Humanité ne doit pas désespérer de son avenir. La raison permettra de bâtir un monde plus juste. Il n’y aura pas de paix sur cette planète tant que les droits de l’homme seront violés en quelque partie du monde. » Que chacun s’en souvienne. Que personne ne l’oublie.
Richard CAMOU
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Monsieur le Sous-Préfet,
Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs les Elus,
Mesdames et Messieurs représentant les Corps Constitués,
Mesdames et Messieurs représentant l’activité économique et le tissu associatif départemental et villeneuvois,
Chers Concitoyens, Chers Amis.
C’est toujours avec un grand plaisir que je vous retrouve, avec le Conseil Municipal de Villeneuve-Loubet, pour ce rendez-vous de début d’année. Ce rendez-vous, qui en 2008 n’avait pas été celui du Maire mais du candidat à l’élection municipale, nous permet, à nouveau, de faire ensemble le point sur les actions municipales réalisées ou à venir.
Certains m’ont interrogé sur l’opportunité de maintenir ce rendez-vous en ces temps de difficultés internationales aux conséquences nationales. Pour ma part, je pense que ces vœux sont, avant tout, un témoignage de notre volonté et de notre détermination à mobiliser toutes les énergies pour répondre ensemble aux attentes de nos concitoyens qui sont ou seraient touchés par ces difficultés. Le buffet où nous aurons le plaisir de nous rencontrer dans quelques instants s’inscrit, est-il besoin de le préciser, dans notre éthique de qualité et de rigueur de gestion des dépenses municipales dont la meilleure preuve, pour les contribuables villeneuvois, est une fiscalité la plus faible des communes azuréennes de plus de 10.000 habitants.
Cela étant précisé, revenons quelques instants au tout début 2008 où, après une courte période électorale, le 9 mars les villeneuvoises et les villeneuvois ont choisi dès le 1er tour et à 76,05 % de renouveler leur confiance à la liste que j’avais l’honneur de conduire, faisant de la majorité municipale de Villeneuve-Loubet, la mieux élue des communes de plus de 10.000 habitants des Alpes-Maritimes. Nous avons vécu ce résultat comme la reconnaissance de la pertinence du programme d’investissements mis en œuvre, de 2001 à 2008, afin d’apporter à notre commune de nouveaux équipements structurants tout en améliorant le bien vivre au cœur de chacun de nos quartiers dans le cadre d’une proximité toujours plus grande que nous n’avons eu de cesse de promouvoir pour dessiner ensemble, dans le plus large consensus possible, les contours de tous les projets. Si une élection ne se gagne jamais uniquement sur un bilan, je veux croire tout de même que celui-ci aura compté au moment du choix et qu’il aura crédibilisé le projet que nous présentions pour la mandature à venir. Ce résultat nous le partageons avec l’ensemble du personnel des services municipaux de la Commune dont le grand professionnalisme fait honneur à la fonction publique et que je veux une nouvelle fois saluer et féliciter.
Ensemble, notre commune aura réalisé pour ses enfants une nouvelle crèche multi-accueil aux Ferrayonnes, un nouveau groupe scolaire de 18 classes aux Plans et un espace pour les jeunes le Cub’J.
Ensemble, notre commune aura investi dans la lutte contre les inondations avec la réalisation d’un bassin de rétention de 5.000 m 3 aux Essarts.
Ensemble, notre commune aura mis à la disposition de ses habitants un nouvel espace culturel en Bord de Mer, un stade de football en gazon synthétique et de nombreux équipements sportifs complémentaires.
Ensemble, notre commune aura conquis une deuxième puis une troisième fleur au concours des villes et des villages fleuris tout en réussissant à hisser l’ensemble de nos plages en catégorie A.
Ensemble, notre commune aura été pionnière dans le domaine de la sécurité de ses concitoyens en développant au Village et au Bord de Mer un réseau performant de vidéosurveillance.
Ensemble, notre commune aura lancé une politique volontariste en faveur du logement social et du logement pour actifs tout en mettant à la disposition de ses aînés une résidence flambante neuve de 17 logements.
Ensemble, notre commune aura été la première commune du département à se doter d’un Plan Local d’Urbanisme contribuant ainsi à un développement maîtrisé de l’habitat et des activités économiques tout en préservant notre environnement exceptionnel.
Ensemble, notre commune aura transformé ses quartiers :
Je ne peux conclure ce bref bilan de mandature sans rappeler que tout ceci aura été réalisé en parvenant à maîtriser notre fiscalité locale qui présente toujours les mêmes taux, inchangés depuis maintenant 14 ans et qui sont les plus bas des communes de plus de 10.000 habitants de notre département.
Pour la mandature 2008 à 2014, le programme que nous avons proposé et que vous avez souhaité voir mis en œuvre est encore plus ambitieux. Il porte sur 75 actions qui déclinent les priorités de la municipalité en cinq thématiques: la qualité de la vie, la participation citoyenne, les services à la population, le développement économique et le développement durable.
La qualité de la vie, toujours au cœur de notre action en faveur du bien vivre que nous continuerons à promouvoir dans chacun des quartiers comme à l’échelle de la commune avec par exemple la poursuite du plan en faveur du logement conventionné, la mise en œuvre d’un plan d’accessibilité des voies et des bâtiments pour les personnes à mobilité réduite, le développement de la vidéosurveillance, l’amélioration des conditions de déplacements en privilégiant les modes doux.
La participation citoyenne qui offrira à chacune et à chacun d’entre-vous de nouveaux outils de dialogue, de nouveaux outils de discussion, de nouveaux outils d’information.
Les services à la population qui seront toujours plus performants et mieux adaptés aux attentes de chacun et que nous renforcerons avec une nouvelle structure petite enfance au Bord de Mer, des nouveaux équipements éducatifs, culturels et sportifs tout en assurant une meilleure qualité de prestations en matière d’accueil du public.
Le développement économique qui demande plus que jamais une attention de chaque instant afin de préserver cette vitalité économique génératrice d’emplois qui passera par la poursuite de la requalification de l’Espace d’activités économiques et par le soutien à des activités touristiques à forte valeur ajoutée comme le Casino de Jeux et le tourisme d’Affaires.
Le développement durable sur la voie duquel je vous engage également à agir pour préserver l’avenir de notre planète et qui se traduira au niveau communal par la mise en œuvre d’un Plan de construction HQE et l’engagement résolu en faveur d’actions en matière de préservation de l’environnement.
Ce programme en 5 thématiques et 75 actions présenté dans notre journal de campagne de mars dernier est la référence quotidienne de mon équipe. Cette équipe de la Majorité Municipale, composée de 29 élus, renouvelée à 40%, rajeunie et représentative de tous les quartiers villeneuvois, je souhaite la mettre à l’honneur à l’occasion de ces premiers vœux du nouveau mandat et la remercier très sincèrement pour son engagement au quotidien au service des villeneuvois. Je souhaite également saluer les 4 élus de l’Opposition Municipale avec qui nous formons le Conseil Municipal de Villeneuve-Loubet. Au-delà de nos convictions politiques respectives, nous travaillons ensemble majorité et opposition dans le respect mutuel et avec pour seul objectif l’intérêt des Villeneuvois et de Villeneuve-Loubet.
C’est dans cet état d’esprit que dès notre élection au mois de Mars nous nous sommes engagés avec détermination dans la réalisation des premières actions et dans la programmation de nouveaux équipements. Ainsi, sur les 75 actions inscrites dans notre programme, près d’une quarantaine sont déjà en cours d’études ou de réalisations.
En 2008, l’accent a été mis sur la participation citoyenne avec la mise en place des outils qui vont offrir une nouvelle vitalité démocratique à notre commune. Avec la mise en ligne du site Internet communal qui offre une grande richesse en matière d’informations et de services en ligne, qui s’ouvre par ailleurs de plus en plus aux nouvelles technologies de l’information avec l’intégration en décembre de nouveaux messages vidéo. Ce fut aussi l’ouverture de notre Espace Citoyen au cœur du village, lieu d’écoute et d’information complété par la mise en service d’un N° Vert permettant à chacun de faire part d’un dysfonctionnement, d’une doléance ou d’une suggestion. Ce fut enfin un nouveau cycle de réunions de quartiers à l’automne que nous avons souhaité honoré comme à l’habitude afin d’ajuster nos actions au plus près de vos attentes avant de finaliser le budget de l’année 2009.
En 2008, nous avons maintenu le cap de la qualité de la vie et du bien vivre avec de nouvelles réalisations dans une réelle continuité d’action. Au Bord de Mer, où le Quartier des Navigateurs livre peu à peu des contours propres à métamorphoser notre littoral et parachever ainsi l’aménagement engagé il y a maintenant quarante ans avec Marina Baie des Anges classé au Patrimoine du XXème siècle. Au village, où l’Espace Associatif a ouvert 7 salles au monde associatif. Aux Plans, où la tranche complémentaire de 4 classes a été livrée au nouveau groupe scolaire permettant de disposer au total de 18 classes.
En 2008, les services au public ont été également au cœur de nos actions tant sur le plan administratif qu’au niveau des loisirs. Avec, une nouvelle association entièrement consacrée à l’animation du Bel Âge crée grâce à l’engagement bénévole au service de nos aînés de Christiane Laurent, ancienne adjointe à l’action sociale. Avec, un programme estival faisant la part belle aux spectacles gratuits dont la reconstitution historique « François 1er à Villeneuve-Loubet » et aux nouveautés comme le Festival dédié aux Musiques du Monde et les spectacles famille au Jardin des Contes et des Légendes
En 2008, les premières actions de développement durable ont été initiées comme la mise à disposition des services municipaux de vélos à assistance électrique pour les déplacements quotidiens interservices. Comme vous avez pu le vivre au quotidien, l’année 2008 fut donc bien plus qu’une année de transition même si, bien entendu, le rythme des actions est appelé à s’intensifier en 2009 et les années suivantes.
Avant de refermer le livre de l’année passée, je souhaite que nous partagions une pensée à la mémoire de celles et de ceux qui nous ont quittés en 2008. Au nom du Conseil Municipal, je veux assurer leurs familles que la communauté villeneuvoise les gardera à jamais au cœur. Je veux également exprimer publiquement mon soutien à toutes celles et à tous ceux qui sont confrontés aux difficultés de la vie et qui viennent souvent à ma rencontre comme à un dernier recours face à l’adversité. Avec l’aide du personnel dévoué du CCAS et de mon adjoint délégué à l’action sociale, Jean-Louis Chastan, nous veillons à ce que chaque situation de détresse d’une Villeneuvoise ou d’un Villeneuvois trouve une réponse adaptée. J’y veille d’autant plus que j’ai la conviction profonde que nul aujourd’hui n’est totalement à l’abri des difficultés et que des plus grandes encore peuvent toucher chacune et chacun d’entre nous.
Dans le même temps et en raison d’une conjoncture internationale en récession des dommages collatéraux sont attendus au niveau des finances publiques en particulier avec la chute des transactions immobilières qui aura des conséquences sur les recettes municipales de droits de mutation, faut-il pour autant faire payer aux ménages villeneuvois déjà frappés par la crise la facture des difficultés à venir et de rajouter ainsi une crise à la crise ? Ma réponse à cette attitude défaitiste est non, car j’ai l’intime conviction que, forts de nos atouts, nous nous devons d’agir avec détermination pour inverser, à notre modeste échelle locale, le cours des choses. C’est pour cela que, sur ma proposition, la Majorité Municipale a décidé de maintenir, pour la quinzième année consécutive, la fiscalité locale inchangée en 2009. La Taxe d’Habitation et la Taxe Foncière resteront ainsi à 9%. Par ailleurs, j’ai demandé à Renaud Letitre, mon adjoint délégué aux Finances, que précaution et vigilance soit les critères de base dans la préparation du budget communal pour 2009.
Précaution, dans l’établissement des prévisions de recettes afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en fin d’année. Vigilance, dans la programmation des dépenses de fonctionnement afin de se concentrer sur l’essentiel en réduisant le superflu. L’essentiel, il tient en deux objectifs majeurs qui ne sauraient être sacrifiés malgré les difficultés économiques : - l’amélioration permanente des services apportés à la population, - le maintien de la capacité d’autofinancement de la commune en matière d’investissements. Comme par le passé, l’investissement sera au cœur de notre action en 2009 où nous injecterons plus de 10 millions d’euro pour soutenir l’économie locale contribuant ainsi au développement de l’emploi. Si les dépenses de fonctionnement n’ont pas augmentées entre 2001 et 2008, les dépenses d’investissements ont fortement progressées sur la même période passant de 424 €/habitant en 2001 à plus de 1 .500 €. Cette politique volontariste d’investissements, nous l’avons financée sur nos recettes propres, sur les économies générées en fonctionnement et par l’utilisation modérée de l’emprunt. En résultat notre endettement communal est resté stable et mesuré. Car, pour nous, ne pas hypothéquer financièrement l’avenir, c’est aussi apporter notre contribution à un développement durable.
Malgré les difficultés inhérentes à la crise que nous traversons, l’année 2009 ne sera donc pas en reste en matière d’investissements. Ainsi, après la participation citoyenne en 2008, la priorité portera en 2009 sur la mise en œuvre des infrastructures dans les domaines de la petite enfance, l’éducation, l’action sociale, le sport, la culture et les loisirs.
Pour la petite enfance et pour faire face à la croissance de la demande dans ce secteur, l’année 2009 sera consacrée à la recherche du site le mieux adapté pour la réalisation d’une nouvelle structure multi-accueil dans les quartiers du Bord de Mer et au lancement de l’étude de maîtrise d’œuvre de cet équipement attendu par les familles.
Pour l’éducation, l’année 2009 sera consacrée, comme tous les ans, à la mise en œuvre de notre programme pluriannuel de travaux et d’équipements dans chaque école maternelle et élémentaire de la commune mais aussi à l’acquisition d’un bus neuf d’une valeur de 240.000€ pour remplacer celui acquis d’occasion il y a quelques années et dont les coûts d’entretien et de mise aux normes devenaient trop élevés. Ce nouveau bus permettra le transport de nos enfants dans des conditions de sécurité optimales et comme cette acquisition ne figurait pas dans notre programme de mandature ce sera le premier plus de ce second mandat. En matière d’éducation, je veux par ailleurs rappeler en saluant Madame la Principale qui nous accueille dans ces murs aujourd’hui que les travaux d’extension du Collège Romée de Villeneuve, réalisés par le Conseil Général, se poursuivront cette année pour une mise à disposition prévue à la rentrée prochaine. Sans oublier le projet de lycée de Villeneuve pour lequel nous restons plus que jamais mobilisés pour faire aboutir dans les meilleurs délais la procédure d’acquisition du terrain nécessaire à sa construction. Je formule le vœu que le propriétaire actuel prenne enfin conscience de l’importance de cette réalisation pour la jeunesse et les familles villeneuvoises et qu’il accepte, au-delà de la procédure d’expropriation en cours, le montant estimatif des domaines de 1,6 millions d’euros, soit plus de 10 millions de nos francs d’hier pour les 4 hectares de garrigues et de taillis concernés.
Pour l’action sociale, nous poursuivrons notre politique en faveur du logement social et pour actifs en se conformant aux objectifs de croissance démographique modérée fixés dans notre PLU et repris dans le SCOT de la CASA. Mais, si Villeneuve Loubet se doit d’apporter la réponse nécessaire aux demandes de logements exprimés par les villeneuvois comment pouvons-nous respecter, sur notre commune, le quota de 20% de la loi SRU qui s’applique d’une manière unilatérale sur le nouveau mais aussi sur l’ancien parc immobilier ? Comment pouvons-nous atteindre ce quota avec les contraintes de la loi littorale, des Plans de Prévention des Risques Incendie et Inondations et des zones protégées au titre de Natura 2000 ? Comment peut-on demander d’atteindre ce quota à une commune où l’Etat a laissé construire, avant les lois de décentralisation, deux ensembles immobiliers de prestige, Marina Baie des Anges et les Hauts de Vaugrenier, regroupant plus de 3.000 logements ? Enfin, comment peut-on dans le même temps demander aux communes d’exclure de la comptabilisation de ce quota l’accession sociale à la propriété ? J’ai eu l’occasion de l’écrire dernièrement à notre Député de la Nation, Vice-Président du Conseil Général, notre ami Lionnel Luca ainsi qu’à tous les députés du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale. Je sais pouvoir compter sur les amendements et le soutien indéfectible de notre député lors des prochains débats parlementaires sur le sujet afin que celle-ci intègre les spécificités des communes comme les nôtres. Quoiqu’il en soit, nous maintiendrons notre politique de réalisation des logements conventionnés par l’Etat mise en œuvre depuis 2001 et qui s’est concrétisée en 8 ans par la réalisation de 241 logements sociaux soit 40% du nouveau parc immobilier construit sur cette même période.
Pour le sport, c’est une année de travaux importants qui s’annoncent après les études de faisabilité réalisées en 2008 pour un nouveau programme d’équipements au cœur du Parc des Sports municipal du quartier des Plans. En 2009, débuteront donc les travaux du Centre Régional d’Haltérophilie/Musculation et d’une nouvelle salle d’évolution à destination principalement de la gymnastique actuellement à l’étroit dans leurs locaux compte tenu de leur succès. En 2009, nous aménagerons l’ancien Stade Claude Mauroy aux Espérès pour le transformer en site de sport détente loisir en libre accès.
Pour la culture et les loisirs, 2009 sera également une année importante avec le lancement par la Municipalité d’un nouveau programme d’équipements au quartier des Plans. Un programme ambitieux qui comprendra à terme : - une médiathèque de 1.000 m² réalisée dans le cadre du plan d’équipements structurants de la CASA, - une salle polyvalente pour l’organisation de spectacles, de fêtes et d’autres manifestations culturelles et de loisirs, - un espace de loisirs composé de salles modulables, - et un espace de stationnement adapté à ce programme. Cet équipement central qui nous fait actuellement défaut viendra parachever le plan de réalisation d’infrastructures culturelles de qualité initié, à la fin des années 90, avec le lancement de la réhabilitation du Château des Baumettes.
En 2009, la qualité de vie ne sera pas en reste. Qualité de vie améliorée dans vos quartiers avec le lancement en 2009 de nombreuses maîtrises d’œuvre pour :
Qualité de vie améliorée au cœur de l’Espace d’Activité Economique, avec la poursuite des travaux sur l’Avenue des Cavaliers.
Qualité de vie améliorée également au Bord de Mer avec la fin de réalisation dans les tout prochains jours des infrastructures du Quartier des Navigateurs.
Qualité de vie améliorée aussi pour les riverains du Vallon du Pied de Digue avec les travaux de recalibrage de ce vallon, prévus pour durer toute l’année et dont le coût global sera de plus de 2 millions d’euros.
Qualité de vie améliorée pour tous, en matière de sécurité, avec l’optimisation de notre réseau de vidéosurveillance, l’installation de nouveaux contrôleurs de vitesse sur les axes les plus sensibles du territoire communal et enfin la première pierre de la caserne de gendarmerie posée par le Conseil général en charge de la réalisation de cette infrastructure que nos gendarmes attendent, depuis si longtemps, avec la même impatience que les Villeneuvois.
Qualité de vie améliorée enfin pour tous, avec la fermeture attendue de la décharge de la Glacière. Vous connaissez tous l’énergie dépensée par tous les élus du conseil municipal aux côtés du monde associatif dans la bataille contre l’ouverture de cette décharge et les risques potentiels d’infiltration dans les sols et de pollution de nos nappes phréatiques que nous dénonçons depuis son ouverture en 2000. Vous connaitrez dans les prochaines semaines le verdict du diagnostic odeur que nous avons diligenté dernièrement et qui a été réalisé, non sans mal par la société que nous avons retenue. Je sais que pour vous c’est votre nez le meilleur diagnostic et que celui-ci est tous les jours de plus en plus affecté par des odeurs insoutenables. Il est donc impératif que cette décharge ferme sans délai et définitivement ses portes car les villeneuvois ont déjà beaucoup donné en accueillant durant 30 ans plus de 7 millions de tonnes de déchets sur les sites du Jas de Madame puis de la Glacière d’autant qu’aujourd’hui les déchets villeneuvois rejoignent, comme tous les déchets de la communauté d’agglomération, l’usine d’incinération d’Antibes qui offre toutes les garanties en matière de sécurité des rejets dans l’atmosphère. L’urgence se trouve maintenant à l’ouest de notre département car Villeneuve Loubet ne peut plus et ne doit plus être la poubelle des communes du département qui n’assument pas leur responsabilité.
En 2009, nous avons prévu de parachever la mise en place des structures de participation citoyenne avec tout d’abord la création de deux nouvelles entités approuvées en fin d’année 2008 par le conseil municipal :
En ce qui concerne les nouvelles technologies 2009 verra la mise en ligne en complément du site Internet d’un blog pour permettre à chacune et à chacun d’entre-vous de donner son avis sur les projets de la municipalité et participer ainsi à la définition des actions et des équipements de demain.
Le développement économique sera une de nos grandes ambitions en 2009 avec l’initialisation d’un programme ambitieux qui, au-delà de la vaste requalification de l’espace d’activités économiques doit nous permettre de nouer des relations durables avec notre tissu économique local au service de l’emploi et de la croissance villeneuvoise. La crise actuelle est venue nous rappeler l’importance de ce volet de notre action, notamment avec les difficultés que traverse le fleuron de nos entreprises : Texas Instruments. J’ai reçu les représentants du personnel touché par le plan de restructuration. J’ai rencontré la direction pour discuter des modalités de mise en œuvre. Je veille, aux côté de notre Député Lionnel Luca, à ce que cela se passe dans les meilleures conditions pour le personnel et avec le souci du maintien d’un site industriel et de recherche capital dans la constitution du pôle de compétitivité « Solutions Communicantes Sécurisées ». Au-delà de ce dossier prioritaire, j’ai demandé en parallèle à Katia Chanson, adjoint délégué au développement économique d’activer la structuration du service municipal que nous souhaitons mettre en place dans la continuité des premières actions menées ces dernières années afin d’offrir au plus vite une structure opérationnelle au service de l’emploi et des entreprises, petites ou grandes, qui sont notre richesse. Ce sera une priorité en 2009 avec en complément quelques initiatives en cours de finalisation pour renforcer l’attractivité de nos commerces, notamment au village. Dans le même temps, j’ai souhaité relancer, comme je m’y étais engagé, la procédure en vue de la réalisation d’un casino de jeux dans le cadre d’une délégation de service public. Je fonde beaucoup d’espoirs dans ce projet qui nous permettrait, via la manne financière qu’il implique, de maintenir une fiscalité locale réduite tout en assurant la réalisation de notre programme d’investissement. Je fonde beaucoup d’espoirs dans ce projet qui nous permettra de disposer d’un outil de grande qualité au service de notre développement économique et notamment au travers de l’élargissement de notre offre vers le tourisme d’affaire en pleine expansion dans notre région. Bien entendu, je ne suis pas sans ignorer les difficultés rencontrées actuellement par ce secteur en proie à la concurrence féroce des paris et autres produits en ligne sur Internet. Nous verrons bien si les casinotiers répondent à notre appel de candidature et s’ils nous proposent des projets d’implantation. Si tel était le cas, ils trouveront chez nous un lieu d’exception pour développer leur activité et l’emploi. Dans le cas contraire, nous irons, contraint et forcé, vers un nouveau projet dont il faut d’ores et déjà savoir qu’il sera malheureusement générateur de dépenses et non pas de recettes et que se posera alors la question de notre fiscalité. Enfin, ce n’est pas parce que nous décidons d’implanter un casino de jeux que nous abandonnons pour autant notre politique d’animation touristique familiale dans le cadre du label « station kid ». L’année 2009 réservera dans ce domaine quelques surprises pour redonner un nouveau souffle à cet axe de développement et confirmer que Villeneuve Loubet est bien la destination famille de la Côte d’Azur.
Avant de conclure ces quelques mots, il me reste à parler de notre cinquième thématique d’intervention : le développement durable. Nous avons, ces dernières années, beaucoup expérimenté, en développement durable.
Expérimentation en matière de préservation de la ressource en eau avec l’utilisation du gazon synthétique, le contrôle accru de notre consommation, l’accent mis sur les essences de plantes méditerranéennes moins gourmandes en eau.
Expérimentation en matière de déplacement avec la réalisation d’espaces partagés pour favoriser les modes doux, la mise en place de zone 30.
Expérimentation en matière de gestion des déchets avec la mise en place progressive du tri sélectif généralisé ensuite par la CASA. Au-delà de l’expérimentation, le Groupe Scolaire des Plans, a été le premier équipement communal construit dans l’esprit des normes HQE avec photovoltaïque, récupération d’eaux, parking végétal, construction en bois, utilisation du minéral.
A partir de 2009, nous irons résolument plus loin :
Voilà mes chers amis, ce que nous avons prévu pour 2009 en plus des actions habituelles menées au quotidien par les services municipaux pour la propreté, le fleurissement ou l’aménagement de notre cadre de vie.
2009 sera bien entendu également une année festive avec tous les rendez-vous que nous avons pris l’habitude de partager ensemble tout au long de l’année, et notamment durant la période estivale.
Et tout particulièrement, je vous donne rendez-vous juste avant l’été, les 13 et 14 juin prochain, pour une nouvelle édition de la reconstitution du séjour de François 1er à Villeneuve Loubet en 1538. Une nouvelle édition à laquelle j’espère vous serez nombreux à participer, en costume, pour fêter ensemble la Renaissance. Tous ces rendez-vous festifs sont autant d’occasions de nous retrouver ensemble au cœur de ce territoire que nous aimons tant.
Tous ces projets que je viens de vous annoncer ce soir doivent être également autant d’occasions de dialogues, de concertations, de discussions, de débats démocratiques pour dessiner ensemble les contours du Villeneuve Loubet que chacun espère, attend, et appelle de ses vœux, dans le respect de notre histoire, de nos valeurs et de nos engagements respectifs.
Mes chers amis, A l’heure où s’ouvre cette nouvelle année, En espérant que celle-ci vous soit la plus douce possible, en espérant qu’elle apporte à chacun son lot d’espoirs, de joie et de réussite, en espérant qu’elle soit pour Villeneuve Loubet une nouvelle grande année, je souhaite à chacune et à chacun d’entre vous, ainsi qu’à tous vos proches une bonne et heureuse année 2009,
Bonne année à tous !
Bonne année Villeneuve Loubet !
Richard Camou
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Monsieur le Député de la Nation et Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations de déportés, d’internés, de résistants, d’anciens combattants, de veuves et orphelins victimes de guerre,
Mesdames et Messieurs les Personnalités militaires et civiles,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
De 1952 à 1962, près de 2 millions de jeunes français, appelés du contingent ou militaires de carrière, rejoignent les rives orientales de la Méditerranée, affectés aux opérations de maintien de l’ordre en Tunisie, au Maroc et en Algérie.
Si les combats sporadiques de Tunisie et du Maroc prennent fin dès mars 1956 avec la proclamation d’indépendance, l’Algérie sombre dans la guerre, une guerre de près de huit ans charriant son flot inévitable de victimes.
En cette Journée nationale d’hommage aux combattants « Morts pour la France » de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, c’est la mémoire de toutes ces victimes qu’il nous appartient d’honorer.
La mémoire des 25.000 morts tombés aux champs d’honneur au grès des innombrables embuscades et autres pièges tendus par les forces indépendantistes.
La mémoire du millier de disparus tombés aux mains des ennemis et dont les corps ne furent jamais rendus.
La mémoire des 1.300 soldats morts des suites des blessures reçues lors des opérations.
La mémoire des 4.000 victimes innocentes du terrorisme qui marqua déjà cette guerre de son empreinte.
La mémoire des 50.000 harkis en grande partie massacrés au lendemain de l’indépendance.
A l’heure du souvenir, face à notre Monument aux Morts qui porte à travers l’éternité les noms de nos glorieux Villeneuvois « Morts pour la France » lors des conflits du XXème siècle, je voudrais avoir une pensée particulière pour deux jeunes Villeneuvois qui, comme beaucoup d’entre nous, sont partis en Algérie, deux jeunes Villeneuvois qui ne sont pas revenus.
En cette journée d’hommage, saluons la mémoire de Roger Fornassier, 2ème classe au 38ème régiment d’artillerie, mort à Alger au soir du 1er avril 1962. Il avait 22 ans.
En cette journée d’hommage, saluons la mémoire de Serge Kachadourian, engagé volontaire, mort en Algérie le 22 août 1963. Il avait 20 ans.
Honorer leur mémoire comme celle de leurs camarades disparus, c’est affirmer, ensemble, avec force, qu’ils ne sont pas morts pour rien.
Certes, la France appréhende encore avec difficulté ces pages de son histoire aux cicatrices mal refermées et aux blessures parfois toujours ouvertes. Mais, loin des polémiques et des débats passionnels, sans arrogance mais aussi sans naïveté, avec la clairvoyance et la retenue inhérentes aux grandes Nations, sachons honorer ces morts qui méritent comme tous les autres notre reconnaissance éternelle. Ils ont payé le prix du sang. Ils ont fait sacrifice de leur vie. Ne l’oublions jamais.
Richard Camou
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis
Commémoration de l’Armistice de 1918 Mardi 11 novembre 2008
Monsieur le Député de la Nation et Vice-Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations de déportés, d’internés, de résistants, d’anciens combattants, de veuves et orphelins victimes de guerre,
Mesdames et Messieurs les Personnalités militaires et civiles,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs les enseignants, élèves et parents,
Mesdames et Messieurs,
Le 12 mars 2008, à 110 ans, Lazare Ponticelli, dernier poilu français de la Grande Guerre disparaissait. Quelques semaines auparavant, Erich Kästner, dernier combattant allemand, s’était éteint. Désormais, il appartient à chacun d’entre nous d’entretenir la flamme du souvenir en portant la mémoire de ces hommes de 14-18 qui ont sacrifié leur jeunesse, leur santé et leur vie pour la défense de notre patrie la France. Si certains de nos compatriotes s’interrogent sur la nécessité de perpétuer certaines commémorations nationales, celle du 11 novembre revêt un caractère particulier pour celles et ceux qui, comme nous, sont aujourd’hui réunis devant un monument aux Morts où figure le nom d’un père, d’un grand-père, d’un arrière-grand-père, d’un oncle, d’un grand-oncle, d’un arrière-grand oncle.
Par notre présence, nous leur rendons un hommage solennel et nous leur témoignons une éternelle reconnaissance d’avoir sacrifié leur vie pour la défense de notre Pays et de ses valeurs de Liberté d’Egalité et de Fraternité. Comme il ne nous est plus possible d’honorer d’anciens combattants survivants de la Grande Guerre, c’est donc à nous et aux nouvelles générations qu’il revient le devoir de perpétuer la mémoire des sacrifices inouïs qu’a accepté la jeunesse de l’époque car ce qu’ils ont fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes et pourtant, ils l’ont fait.
Pour eux et dans le prolongement de l’exposition organisée par Christian Vialle conservateur du Musée Militaire de Villeneuve-Loubet sur le thème de la Première Guerre Mondiale et du 90ème anniversaire de l’armistice, j’ai souhaité que la commune s’engage pleinement dans ce devoir de mémoire en éditant une brochure historique retraçant le destin des Villeneuvois engagés dans ce terrible conflit, et notamment de ceux dont le nom figure dans le marbre de ce monument aux morts espace du souvenir Jean Flory. Cette brochure vient d’être mise à disposition du corps enseignant villeneuvois afin qu’elle constitue, pour chacun, l’occasion d’aborder avec leurs élèves cette période dramatique de l’histoire de la France. Elle a été également diffusée à tous les jeunes de CM 1, CM 2 et du collège pour qu’ils puissent découvrir, que dans un passé pas si lointain, de jeunes hommes ont quitté ces mêmes bords du Loup pour donner leur vie, bien loin d’ici, dans l’enfer d’une guerre qu’ils pensaient être la Der des Ders. J’espère que cette brochure sera aussi pour toutes les villeneuvoises et tous les villeneuvois l’instrument vivant de notre mémoire collective pour ne jamais oublier le sacrifice de leurs aînés villeneuvois : Antoine Bongioanni, Eugène Bongioanni, Jules Garache, Honoré Layet, Daniel Escoffier, Dominique Mesplède, André Musso, Pierre Giacomo, Alexandre Laure, Oscar Sabatié, Louis Bongioanni, Jean-Baptiste Palmero, Félix Manne, Raphaël Delaize, Antoine Jacques, Antoine Denary, François Bardana, Perrre Bovis, Raould de Précourt, Louis Piogga, Dominique Pellegrin, Paul Martin, Casimir Régnier, Pierre Lubonis, Louis Barra, Paul Pellegrin, Antoine Renucci, Joseph Layet et Marius Aschier.
En ce 90ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 souvenons nous de ces 29 valeureux Villeneuvois qui sont morts dans la Somme, en Alsace-Lorraine, dans les Vosges, en Moselle, dans les Flandres, en Argonne, à Massiges, à Saint-Mihiel, à Chauvoncourt, à Sénones, à Angomont, à Védégrange, aux Eparges, à Verdun, à Haucourt, à Bouchavesne, à Marcelcave, à Malancourt, au Moulin de Laffaux, au Chemin des Dames, au Bois de la Gaune, à Montdidier et à Glaignes. Ils ont écrit en lettres de sang l’histoire qui nous permet de vivre aujourd’hui libres au sein d’une Europe pacifiée.
Honneur et Gloire à eux ! Honneur et Gloire à tous les Poilus de 14-18 français et alliés !
Honneur et Gloire à tous les morts de cette Grande Guerre !
Richard CAMOU
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
Commémoration du Souvenir Français Samedi 1 novembre 2008
Monsieur le Député de la Nation et Vice-Président du Conseiller Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Messieurs le Président du Souvenir Français de Villeneuve-Loubet,
Mesdames et Messieurs les Officiers et Sous-Officiers, Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués,
Mesdames et Messieurs les Présidents des associations patriotiques,
Messieurs les Porte-Drapeaux,
Mesdames et Messieurs,
« La perte de la mémoire du passé est sans doute la pire infortune qui puisse frapper un peuple ainsi qu’un individu ». Cette pensée de l’historien Ferdinand Lot résume avec force l’importance des commémorations qui nous rassemblent au fil des ans devant ce Monument aux Morts.
Parmi ces commémorations qui ponctuent le calendrier annuel, la Journée nationale du Souvenir Français revêt une dimension toute particulière. Sans doute parce qu’elle naquit dans ce lointain XIXème siècle dont nous n’avons plus qu’un très vague souvenir, Sans doute parce qu’elle naquit d’une défaite terrible en cette année 1870 qui vit l’Alsace et la Lorraine quitter le giron de notre patrie, Sans doute parce qu’elle naquit d’une volonté inébranlable, celle de Xavier Niessen, simple professeur alsacien qui se refuse au nouvel ordre prussien dans sa région natale. Avec quelques uns dont les fameuses Dames de Metz, il pense que le culte des morts tombés au champ d’honneur et l’entretien de leurs tombes peuvent – et même doivent – constituer le trait d’union capable de conserver, dans les esprits, le sentiment d’unité nationale. Ainsi naquit en 1887, à Neuilly, le Souvenir Français. Une association dont le nom traduit parfaitement cette volonté de s’ériger en véritable trait d’union entre tous les Français. Une association formée autour des valeurs de la France et de la République pour lesquelles quelque 100.000 soldats ont accompli le sacrifice suprême en 1870-1871. Et le Souvenir Français de s’investir rapidement dans l’entretien de leurs tombes comme dans la construction de monuments en mémoire de ces sacrifices. Dès 1906 sonne l’heure de la reconnaissance officielle alors que le mouvement est désormais présent dans plus de 80 départements.
Si la première guerre mondiale désorganise un temps les comités locaux à cause de la mobilisation générale, les femmes et les hommes plus âgés prennent la relève pour assurer des missions à la hauteur de la gravité de la situation nationale. Le Souvenir Français est là partout où les valeureux poilus ont besoin de lui. Il soutient les soldats soignés dans les hôpitaux. Il aide les familles touchées par la disparition d’un proche. Il veille aux obsèques et aux sépultures des soldats dont les familles sont absentes. Il organise les premiers cimetières nationaux et carrés militaires, plus de 200 pour la seule année 1914 ! Il conquiert ses lettres de noblesse mais ne peut seul, au lendemain du conflit, faire face aux 1.700.000 morts de la Grande Guerre. Si la loi du 31 juillet 1920 crée le Service National des Sépultures, le Souvenir Français reste actif, aux côtés des communes, pour assurer l’entretien des carrés militaires communaux, comme à Villeneuve Loubet où les premières sépultures sont creusées dans notre vieux cimetière en 1920 au retour des premiers corps des Villeneuvois morts pour la France.
Au fur et à mesure que la mémoire des hommes s’éloigne de cette terrible meurtrissure que fut la Grande Guerre, le Souvenir Français veille à perpétuer la flamme du souvenir aux quatre coins du territoire national. Entretenant les tombes ici, érigeant des monuments là, mêlant dans un même souvenir les morts de 1870 et ceux de 14-18. Avec la guerre qui frappe de nouveau à la porte de nos frontières de l’est en 1939, le Souvenir Français est rapidement en premières lignes avec la réoccupation de l’Alsace et de la Lorraine. Ses dirigeants sont chassés de la zone d’occupation. Ses adhérents les plus engagés sont arrêtés et parfois déportés. Il ne reste que le choix de la résistance en organisant des cérémonies patriotiques comme la commémoration de l’armistice du 11 novembre qui sonne aux yeux de l’occupant comme un acte de guerre !
Avec la victoire, c’est le retour des missions de toujours : l’entretien des tombes, des monuments, de la mémoire. Mais aussi de nouvelles tâches en lien avec les conflits qui éclatent tour à tour en Indochine, au Maroc, en Tunisie, en Algérie… Des défis que relèvent avec la même détermination de nos jours les adhérents du Souvenir Français au sein de chaque comité local.
En cette journée nationale dédiée au Souvenir Français, je souhaite adresser mes remerciements à tous les membres du Comité de Villeneuve Loubet qui sous la présidence de Pierre Thomas s’investissent tout au long de l’année au service de cette noble cause tout en perpétuant le souvenir de ces temps glorieux mais tragiques qui jalonnent l’histoire de France, notamment auprès de nos jeunes générations. Plus le temps passe, plus le souvenir risque de s’estomper. « On nous oubliera et le temps inexorable ferra son œuvre et les soldats mourront une seconde fois», écrivait Roland Dorgeles au lendemain de la première guerre mondiale. Il ne doit pas en être ainsi. Il appartient à chacun d’entre nous, aux côtés des bénévoles du Souvenir Français, de relever ce défi du souvenir. Car qui peut envisager l’avenir sans savoir dans quel sillon, sur quel chemin il pose ses pas ? Ainsi, lorsque le soldat, tombé sur cette terre de France, ou à l’étranger, pour l’honneur du drapeau et de la liberté demandera : « Qu’as-tu fais de ma mort ? ». Comme le Souvenir Français, chacun de nous pourra répondre : « J’ai entretenu ta tombe comme celle de tes frères connus ou inconnus, français, indochinois, ou africains, morts pour la France et le monument sur lequel ton nom est gravé. Mais aussi et surtout, je me suis efforcé de transmettre l’héritage de valeurs que tu m’avais légué, don de soi pour défendre le droit et sauver les droits de l’homme, volonté de servir en toutes circonstances les valeurs de la République marquées dans sa devise nationale : Liberté, Egalité, Fraternité ».
Richard CAMOU
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis
COMMUNE DE VILLENEUVE-LOUBET
64ème anniversaire de la libération de Villeneuve-Loubet
Mardi 26 août 2008
Monsieur le Député de la Nation, Vice-Président du Conseiller Général des Alpes-Maritimes,
Mesdames et Messieurs les Élus,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Autorités Militaires et Civiles,
Monsieur le Commandeur de l’American Legion,
Mesdames et Messieurs les Présidents d'Association d'anciens combattants, de déportés et victimes de guerre,
Monsieur le Président du Souvenir Français de Fréjus-Saint Raphaël,
Monsieur le Président de l’association de véhicules militaires d’époque,
Messieurs les Porte-Drapeaux, Mesdames et Messieurs,
Si la guerre frappe de nos jours des territoires plus ou moins lointains.
Si elle surgit dans notre quotidien lors de drames impliquant nos soldats déployés sur des théâtres d’opérations extérieurs, comme la semaine dernière en Afghanistan.
Nos aînés se souviennent de ce temps, il y a à peine une soixantaine d’années, où elle frappait à nos portes.
Ils se souviennent en particulier de ce jour de 1943 où, prenant la suite des forces italiennes déployées en zone libre, les Allemands installent au Château de Villeneuve un poste de la kommendantur.
Dès lors s’installe un quotidien de guerre avec ses mouvements de troupes et ses manœuvres au cœur du quartier des Bouches du Loup réquisitionné et vidé de ses habitants.
Une guerre de position avec ses blockhaus installés en divers points de notre littoral.
Une guerre d’occupation avec privation de liberté et restrictions alimentaires.
Une guerre psychologique avec l’arbitraire, les brimades, les vexations, la crainte permanente, la peur et le désespoir.
Un désespoir qui s’amplifie au grès des mauvaises nouvelles.
Et l’espoir qui pointe au son des bonnes.
Comme en ce mois de juin 1944 lorsque les forces alliées et françaises débarquent sur les plages pourtant bien lointaines de Normandie et s’engagent dans la reconquête du territoire national.
L’espoir renforcé au lendemain du 15 août 1944 avec le débarquement en Provence des 450.000 soldats de l’opération Dragoon qui marque le point de départ des opérations de libération du sud de la France.
Jour après jour, ces hommes composant la VIIème Armée Alliée avec ses troupes américaines, canadiennes et anglaises, auxquels sont mêlés les sept divisions françaises d’engagés volontaires et de l’Armée d’Afrique sous le commandement du Général de Lattre de Tassigny.
Ces hommes qui vont libérer du joug nazi, au prix de violents combats et de nombreux sacrifices, nos villes et villages de Provence avec le soutien des forces aériennes alliées et l’aide de la Résistance.
A l’heure du souvenir, je veux tout d’abord saluer la mémoire de notre regretté Jean Flory, Président jusqu’à sa dernière heure de l’Association des Anciens Combattants de Villeneuve Loubet et du Comité local du Souvenir Français, qui débarqua à Cavalaire au sein du 6ème régiment de tirailleurs sénégalais pour prendre une part active à l’écriture des pages historiques de la reconquête jusqu’à la victoire finale en Allemagne à laquelle il participa également au sein de l’Armée du Rhin.
A l’heure du souvenir, je veux aussi avoir une pensée pour Fernand Moll, Villeneuvois d’adoption, qui présida également aux destinées de nos associations patriotiques et s’illustra tout particulièrement lors de ces opérations militaires provençales d’août 1944. A l’heure du souvenir, je veux surtout citer les hommes de la First Special Service Force débarqués le 15 août 1944 sur les plages de l’Ile du Levant et qui arrivent en limite de Villeneuve Loubet quelques jours plus tard.
Le 24 août 1944, la bataille pour la libération de Villeneuve-Loubet est engagée par la First Special Service Force avec les premiers contacts avec les résistants villeneuvois Louis Murolo et Georges Tremellat, et les premières escarmouches dans les bois du Jas de Madame avec les forces d’occupation allemandes qui parallèlement ordonnent l’évacuation de toutes les maisons du village en prélude à la confrontation qui s’annonce.
A peine le temps pour les Villeneuvois de trouver refuge dans des abris de fortune aux abords du Loup que le 25 août 1944 notre village se retrouve sous un déluge de feu tiré des postes d’artillerie allemands de Tourettes-sur-Loup et de Vence.
Le donjon de notre château médiéval y perd un créneau.
Le réservoir d’eau communal explose.
Les arches du pont sont dynamitées.
Dans le même temps, Auguste Clar et André Bayler, parviennent sous le feu des bombardements à désarmer six allemands et à les faire prisonniers.
Au quartier de la Mer, Dominique Aimé et Barthélémy Tomatis mettent un tank allemand hors d’état de nuire avant de participer à la prise d’un blockhaus aux Deux-Rives.
A la nuit tombée, sous la conduite courageuse de Marius Bardana, Marc Ardoin, Lolo Fournier et Pierre Clar 500 soldats alliés prennent position à proximité du village.
Il était 21h en ce 25 août, lorsque la bataille finale s’engagea.
Au petit matin du 26 août 1944, Marius Bardana marchant en tête d’un détachement de 60 hommes guide les Alliés vers le château où se concentraient les forces allemandes.
Ils pénètrent dans la place forte avec la complicité du marquis et de son garde-chasse et à 6h du matin, en ce 26 août 1944, les Allemands sont vaincus.
La bataille pour la libération de Villeneuve Loubet aura fait rage pendant près de 10 heures.
A l’Hôtel de Ville, transformé en infirmerie, le Docteur Julien Lefebvre et son épouse Jenny assistés entre autre de Honoré Icart et Marius Baylet se mobilisent pour apporter les soins nécessaires aux blessés civils et militaires.
Pendant la journée, deux contre-attaques sont repoussées, notamment grâce à l’appui de l’artillerie.
Quelques combats sporadiques avec des tireurs allemands isolés n’y changeront rien, Villeneuve Loubet est libérée.
Le temps du renouveau et de la reconstruction a sonné pour une population qui n’en reste pas moins traumatisée par les heures sombres qu’elle vient de connaître.
En ce jour anniversaire, c’est à tous nos libérateurs que je pense et que je tiens à exprimer ma reconnaissance au nom de la population villeneuvoise.
Certes, le temps faisant son œuvre, leurs rangs sont désormais clairsemés.
Mais, je veux les assurer que le souvenir de leurs actes héroïques restent à jamais gravé dans l’histoire de notre commune.
Gloire à eux,
Gloire à leurs morts,
Gloire tout particulièrement au Lieutenant Ross Samuel Leroy, de la 3ème compagnie du 2ème régiment de la First Special Service Force, mort le 27 août 1944 des suites des blessures reçues lors des opérations de libération de la commune.
Il avait 23 ans.
Il venait de la petite ville canadienne d’Arthur dans l’Ontario.
Il est mort pour que nous puissions vivre en liberté.
En ce jour anniversaire, ayons également une pensée pour toutes les Villeneuvoises et tous les Villeneuvois qui ont participé à ces journées d’août 1944 apportant l’aide et l’assistance nécessaire aux forces de libération.
Leur nom est également gravé à jamais dans nos mémoires car ils ont su prendre, avec courage, au plus fort de la bataille, une part active dans la libération de leur village.
Au moment de conclure, je souhaite adresser un salut amical à notre ami Lolo Fournier et l’associer, par la pensée, à cette commémoration pour lui dire simplement merci.
Comme nous disons merci à tous les soldats alliés de la First Special Service Force.
Comme nous disons merci à tous les résistants locaux qui sous la conduite du Docteur Lefebvre prirent les rênes de la commune dès le 30 août 1944.
Grâce à eux, Villeneuve Loubet renoua avec la liberté,
Grâce à eux, Villeneuve Loubet pu s’engager sur la voie du renouveau pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui.
Ne l’oublions jamais.
Vive Villeneuve Loubet.
Vive la France.
Richard CAMOU
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération de Sophia Antipolis
ALLOCUTION DE M. RICHARD CAMOU
Maire de Villeneuve-Loubet
Vice-Président de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis
Président du Syndicat Intercommunal de la Vallée du Loup
Prononcée à l’occasion de la marche de protestation du 7 juin 2008 «7 millions de tonnes de déchets, basta ! »
Bienvenue en terre Villeneuvoise à vous toutes et à vous tous, venus si nombreux aujourd’hui participer à la grande marche de protestation « 7 millions de tonnes de déchets, basta ! », organisée par un collectif d’associations Villeneuvoises, mais aussi du département des Alpes-Maritimes.
Bienvenue aux très nombreux élus présents, venus aussi nous soutenir dans les actions que nous menons depuis 8 ans contre l’ouverture de la décharge du Vallon de la Glacière.
Villeneuvoises et Villeneuvois qui vous êtes déplacés en masse aujourd’hui, vous devez avoir chaud au cœur en cet instant, en constatant que nous ne sommes plus seuls dans ce combat que nous menons ensemble depuis presque une décennie, pour protéger notre santé, notre environnement et ses richesses naturelles.
Nous ne sommes plus seuls à dire qu’on ne peut sacrifier le présent et l’avenir au seul motif de l’intérêt général.
Nous ne sommes plus seuls pour dénoncer l’apathie des décideurs devant l’irréversible gâchis environnemental et humain, après 30 années de stockage des 7 millions de tonnes de déchets, dans des conditions délibérément potentielles de toutes formes de pollutions.
Après 20 années (1980-2000) de stockage de 4 325 000 tonnes de déchets au Jas de Madame, sans aucune protection des sols, pourtant perméables aux pollutions dont nos amis Biotois ont été les premiers à en faire les frais ;
Après avoir refusé à la fin de l’exploitation du Jas de Madame, une usine d’incinération jugée inadaptée au site et à l’environnement retenu, En signe d’amical remerciement, Monsieur le Préfet nous a imposé, le 17 octobre 2000, une 2ème décharge sur le site remarquable de la Glacière, sur proposition de l’exploitant Sud-Est Assainissement Services, avec l’accord du propriétaire des lieux (la famille De Panisse Passis), avec l’appui de 16 des communes composant alors le SIVEDU : (à l’exception de Cagnes-sur-Mer, La Colle-sur-Loup, Vence qui se sont désolidarisées et nous ont soutenu), mais également avec le soutien du monde économique du département, dont le Bâtiment et les Travaux Publics.
Depuis, nous nous battons sans relâche aux côtés des associations Villeneuvoises de défense de l’environnement (APEV, GRANOUÏE, ADEV), pour arrêter le massacre écologique et les pollutions réelles et potentielles issues de cette nouvelle décharge. Après 8 années de procédures contentieuses qui ont coûté aux contribuables Villeneuvois 400 000 €, la justice administrative n’a toujours pas statué. A qui profite cette lenteur de la justice ? Certainement pas à l’environnement et encore moins à la population Villeneuvoise. Il est donc plus que temps aujourd’hui d’arrêter cette situation qui n’a que trop duré, et qui n’est plus supportable pour les Villeneuvois d’aujourd’hui mais aussi ceux de demain.
Dans un maximum de 30 mois, la décharge de La Glacière, sera pleine des 3 millions de tonnes de déchets autorisées. En 2005, lors d’une interview sur France 3, j’annonçais déjà cette échéance en indiquant que fin 2010 nous n’accepterions plus de déchets sur notre territoire, et qu’il était urgent de trouver une alternative à la Glacière. Il restait alors 5 ans d’exploitation…. Le constat à ce jour : pas de solution portée à notre connaissance. Il ne faudra donc pas parler demain d’urgence, mais bien de CARENCE et d’INCONSCIENCE des décideurs.
Pour notre part, à Villeneuve-Loubet, en 30 ans nous aurons plus que contribué à la solidarité départementale, puisque nous générons 9 000 tonnes de déchets par an ; notre quote-part sur cette période n’aura donc été que de 270 000 tonnes de déchets. C’est donc plus de 7 millions de tonnes de déchets d’autres communes qui sont venues polluer notre territoire, représentant la bagatelle de 7 SIECLES de déchets Villeneuvois.
SI LES DECHARGES SONT PLEINES, POUR NOUS AUSSI VILLENEUVOIS LA COUPE EST PLEINE !
Maintenant il est grand temps que chacun assume sa responsabilité dans la gestion des déchets, à l’exemple des 16 communes de la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis – dont Villeneuve-Loubet-, qui disposent à ce jour des équipements nécessaires pour traiter tous leurs déchets sans besoin de décharge. C’est dans ce contexte que jeudi soir, en Conseil Municipal, j’ai présenté 2 délibérations déterminantes aux Conseillers Municipaux de Villeneuve-Loubet :
Ces deux délibérations ont été approuvées à l’unanimité par le Conseil Municipal de Villeneuve-Loubet. Mes chers amis, comme vous le voyez, nous n’avons pas hésité à prendre nos responsabilités en décrétant qu’il n’y aurait plus de nouveaux déchets stockés à Villeneuve-Loubet après 2010.
A CHACUN MAINTENANT DE PRENDRE SES RESPONSABILITES DANS CE DEPARTEMENT !
Que ceux qui ne traitent pas encore leurs déchets trouvent d’ici 2010 des solutions pour le faire. Je peux déjà les assurer qu’ils auront beaucoup plus de chance que nous, car aujourd’hui il n’est plus possible de traiter les déchets dans les conditions déplorables que nous avons subies. Mes chers amis, durant plus de 30 ans, nous avons plus que donné dans le cadre de la solidarité départementale. Nous avons plus que souffert, jour après jour, des nuisances générées par ces décharges. Dans 30 mois, il nous restera malheureusement un environnement meurtri, MAIS NOUS NE SERONS PLUS LA POUBELLE DU DEPARTEMENT DES ALPES-MARITIMES !
Je terminerai mon propos en vous assurant que les élus Villeneuvois sont DETERMINES, quoi qu’il arrive, A FAIRE RESPECTER LEURS DECISIONS, telles qu’ils les ont exprimées jeudi soir en Conseil Municipal en décrétant unanimement :
« PLUS DE RECEPTION DE DECHETS A VILLENEUVE-LOUBET APRES 2010 »