Cérémonie du 14 juillet 2026
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14 Juillet 2026 - Lionnel Luca : rapport de force maires/services de l’État, engagement citoyen et mémoire
Entouré des élus du conseil municipal et des chefs de service de l’administration territoriale, Lionnel Luca, maire de Villeneuve Loubet célébrait mardi dernier la Fête Nationale au Pôle Culturel Escoffier.
Hommage aux victimes du 14 Juillet
En préambule de son discours, le maire a souhaité rendre hommage par une minute de silence à toutes les victimes de l’attentat du 14 Juillet 2016, « une date tragique pour le pays, pour le département, pour la ville de Nice et tous les habitants du départements marqués de près ou de loin par cette épreuve et un acte terroriste islamiste qui n’a aucun lien avec la foi ».
« Ici c’est la République Française, et la réponse à ce que ces individus ont voulu salir et bafouer, c’est « Non », ici tous les citoyens de la République, quelles que soient leurs opinions, leurs convictions ou leur foi, sont ensemble pour la Liberté, l’Égalité, la Fraternité. »
Le 14 Juillet, symbole de la concorde nationale
Après avoir présenté les élus et les chefs de service à la population, le maire de la ville, également professeur d’histoire, a procédé a un rappel historique sur la mise en place de la République Française le 22 Septembre 1792, Lionnel Luca a appelé à la réflexion sur le sens de la célébration du 14 Juillet, son ancrage historique et sa symbolique avec le choix de la 3e République d’instaurer la date du 14 Juillet 1790 et non 1789, célébrant ainsi la fête de la fédération, avec toutes les provinces et les langages venus de toute la France pour la concorde nationale de la 3e République.
« Le 14 Juillet 1790, c’est ainsi l’affirmation qu’on change de société et je me demandais ce qu’était le 14 Juillet de 2026, avec une démocratie ancrée mais seulement 50% de votants aux dernières élections et 1/3 de la population qui ne prend même pas la peine de s’inscrire sur les listes électorales. C’est l’image actuelle de la démocratie française avec une indifférence envers le droit de vote refusé là où d’autres aujourd’hui ou par le passé, l’ont voulu par le sang versé ».
Maires vs services de l’État : un rapport de force de plus en plus déséquilibré
À partir de ce rappel historique, Lionnel Luca a élargi sa réflexion à l'exercice contemporain de la démocratie et à la place des élus locaux dans les institutions de la République dans un contexte de désintérêt croissant des citoyens envers leurs représentants locaux ou nationaux : « C’est normal, nous ne servons à rien et c’est ce que je suis venu vous dire aujourd’hui et qui est d’autant plus vrai que le Préfet lui-même nous l’a rappelé encore très récemment ».
« Le maire a les pouvoirs qui lui sont concédés par l’État mais dans une mesure relative et jusqu’au moment où ce même Etat décide de passer outre les décisions votées en conseil municipal ».
Lionnel Luca a ainsi rappelé le rapport de force de plus en plus inégal avec des services de l’état indifférents au vote comme à l’expertise des élus et des administrations territoriales, faisant entre autres référence au vote à l’unanimité du conseil municipal refusant la nouvelle limite du domaine maritime proposée par les services de l’État ; une décision démocratique balayée par les services de la Préfecture.
Manifestant à nouveau son exaspération face aux injonctions arbitraires voire contradictoires de l’État envers les maires obligés de les subir, les justifier auprès des administrés et d’en supporter la responsabilité, Lionnel Luca y a relié l’indifférence croissante des citoyens qui «croient élire des gens qui vont défendre un point de vue, pour ceux qui votent encore, mais se trompent et pourraient rester chez eux pour laisser l’administration nationale tout régenter, sauf, comme je le fais régulièrement, à s’en insurger et à refuser de se comporter comme des moutons en faisant semblant de l’accepter !».
Reliant ce chapitre à sa détermination face à l’indifférence de la préfecture quant aux nombreux sujets à prendre en compte sur le territoire villeneuvois : le littoral, l’érosion côtière, la nouvelle concession portuaire de Marina, la requalification de la N7, les enjeux des espaces naturels ou du logement, le maire a rappelé son attachement à l’État Républicain et à ses préfets « dont je reste le meilleur soutien, à condition que ceux qui l’incarnent soient au niveau car aujourd’hui l’État avance masqué, ne protégeant en aucun cas les français mais se protégeant lui-même ».
Après avoir détaillé les enjeux du territoire et l’impuissance du maire dans certains dossiers face aux injonctions de l’état, Lionnel Luca a rappelé pour conclure « Je ne suis pas venu pour me plaindre mais pour vous faire comprendre que c’est un véritable enjeu le rapport de force entre le maire et les services de l’État et une bureaucratie souvent sourde et aveugle, en espérant en informer la population et convaincre mes collègues à ne pas se résigner et à résister ».
Mérite Républicain
La cérémonie s’est terminée par la mise à l’honneur de « ceux qui ont un mérite dans la cité » et de féliciter notamment une jeunesse et des citoyens engagés pour montrer aussi ce qui fonctionne et ce qui va bien, et pas seulement ce qui ne fonctionne pas avec un diplôme du mérite républicain remis aux élèves villeneuvois ayant excellé dans leur parcours scolaires ou certaines disciplines particulières, les adolescents du Conseil des Jeunes et leurs animateurs toujours disponibles pour participer aux manifestations sur la commune et aux assesseurs bénévoles ayant tenu les bureaux de vote.
La cérémonie s’est conclue par la diffusion de la Marseillaise interprétée par Roberto Alagna, tenor d’origine sicilienne, le 14 juillet 2005 place de la Concorde.







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